J’ai récemment passé un séjour au Maroc. De cette expérience, j’ai produit des articles, des photos et une compilation vidéo.
Les photos se retrouvent dans l’album « Morocco » de ma section photo sur ce site web. Allez les voir, j’en suis bien fier!
Voici un extrait de mon voyage au Maroc:
Day 8 :
We’re on the bus to a certain mountaintop.
I’m boiling with jealousy as I feel I’m not part of any definitive sub-group.
Sara tells me I’m someone worth knowing. To which I reply she’s a popularity monster.
We all have our way of saying things.
The bus stops at the middle of the hilly road because of the ongoing traffic.
Red earth, small droplets of rain, salesmen, cooks, cars, bikes and motorcycles all share the same narrow path.
We walk upwards.
Below us, a tainted river where families are cleaning themselves as we take pictures of them.
In front of us, mountains.
On our sides, heads of sheep cut off from their bodies.
All around us cars and honks and bikes and honks.
And suddenly, as we are discussing weather to cross the Indiana-Jones type bridge, rain.
Torrential.
We cross the bridge, attached with steel wire but with missing pieces of wood.
I have vertigo, by the way.
When we get to a shelter that can be described as nothing else (there is a couch in the middle), I look around.
A small echo repeats the general hum of dozens and dozens of people speaking a language I do not speak.
The women from our trip are all wet.
We do not stay long. We go back down, towards the bus, through the cars and motorcycles and markets and walkers.
That night we go back to Jamme Efna (I’m spelling it wrong, for sure), the market I went to yesterday.
This time there are no snakes. There are some monkeys. The market is packed.
- It’s like Old Montréal, but with more people, says Pretty Boy.
In a way it’s not like Old Montréal at all.
Then we hear tam tams.
- It’s like Mont-Royal, Pretty Boy says.
I think Pretty Boy is missing home a little.
A thousand tungsten lights illuminate the huge square. The light is dimmed by the smoke caused by all the cooking.
The smoke is everywhere, among us.
Behind you thieves stand to pick your pockets.
Next to you kids pull your shirt to beg for money.
Some men sell wooden snakes. Others grab women’s asses.
We are among thieves and beggars and markets and smoke and bright light.
Is this hell, or just another tourist attraction?
I am glad to take a taxi and leave.
Vos commentaires et critiques sont bienvenus. Et puis si vous voulez d’autres extraits écrits de mon séjour, n’hésitez pas, demandez.
Et ne manquez pas la section photo de ce site web pour voir l’album « Morocco »
J’ai couvert le Just For Laughs Festival pour Soundbeat Mag. Tandis que l’empire du rictus battait son plein, je suis allé à quatre représentations, et, comme un fidèle serviteur, j’ai rendu compte de ces événements, parfois émouvants, parfois décevants, parfois hilarants. Retour sur ma couverture du Just for Laughs Festival.
J’ai contacté un ami qui habitait proche du Gésu pour m’accompagner à ce spectacle. Ça ne vous intéresse peut-être pas, mais mon ami était de retour de Toronto, et il m’avait acheté un exemplaire de I, Robot, de Isaac Asimov, sans la page couverture affichant Will Smith. J’étais très touché. Retour au spectacle: je m’attendais à des blagues, surtout, à quelqu’un de rodé. Je connais John Leguizamo, mais ce one-man-show était révélateur, intimiste, honnête, touchant, juste, et rafraichissant! Un vrai plaisir!
Cette fois-ci je risque de ne pas rentrer. La veille, je n’avais qu’à donner mon nom pour passer au sein du Gesu, mais aux Katakombes, il me fallait ma passe média. Grâce à la gentillesse de la sécurité, j’ai pu passer après qu’ils aient vérifié mon information, et j’ai passé une belle heure à rire des irrévérences vulgaires du jeune humoriste et comédien Donald Glover (@MrDonaldGlover sur twitter). Agréable, sinon pour le gars saoul à coté de moi qui parlait au téléphone. Genre fort.
Trois heures de Kevin Smith (@ThatKevinSmith sur twitter) qui parle, qui répond à des questions, qui raconte des anecdotes sur son ami homsexuel ou sur Bruce Willis, c’est délectable. C’est supposé être deux heures. Ça en dure trois. Ça pourrait bien en durer quatre. Un réel plaisir.
Je n’ajoute pas ce post uniquement par excès de narcissisme. Je crois que mon profil sur le blog de William Landry mérite d’être vu, pour la simple raison qu’il vous fera découvrir d’autres artistes montréalais, colorés et talentueux.
J’ai rencontré William Landry pour la première fois à mon premier vernissage, au Studzio, rue Saint-Denis, il y a maintenant des siècles, dis-je, comme si j’étais un vieux routier. L’expérience était chaleureuse et agréable, et j’étais content de le voir: ce dernier venait en la compagnie de mon éditeur à La Voix Sépharade et son épouse.
Ensuite, nous nous sommes virtuellement suivis. Bonjour, twitter, facebook et blogues.
Il m’arrive régulièrement de regarder les portraits de William Landry sur son blog. Et pas juste à cause du décolleté plongeant de la charmante Sarah Rochford. Les portraits de William Landry sont réussis, ils sont intimes, ils sont proches, ils sont tendres, et j’adore ça. Sa méthode, d’entrevue et de prise de photo, mène inévitablement à ce résultat. C’est un photographe rassurant, sympathique, doux. Et qui a un excellent sens de la composition et de la couleur. Ses couleurs sont si vives!
Si vous aimez cette photo, vous pouvez la commenter sur le flickr de William Landry, et voir ce qu’il fait d’autre aussi!
Si vous désirez le suivre sur twitter, c’est simple: @WilliamLandry
Here’s my review of Chuck Palahniuk’s latest novel, Tell-All, for Rover Arts:
As soon as you start reading Tell-All, the much-hyped Tourette’s-like name-dropping sets in; the narrator, Hazie Coogan, lifetime assistant to the greatest living actress, Katherine Kenton, mentions everyone in the 50’s Hollywood phone book. The effect, however, doesn’t add the same credibility as the signature ultra-specialized vocabulary found in other Chuck Palahniuk novels. In this book, the effect just annoys, and takes so much of the novel’s time that the reader ends up still searching for any perceivable plot halfway through.
Lorsque j’ai vu ce slam, invitation à un concert bénéfice pour Haïti, par Kenny Thomas, alias The Joker, je me suis dit que je voulais absolument faire un slam avec lui. Et maintenant, grâce à l’aide de Youssef Shoufan et Mélodie Nelson, ce slam existe!
J’ai récemment été le caméraman et photographe de Vanessa Cournoyer pour bombe.tv. L’expérience fut fort agréable: d’un coté, je devais filmer des musiciens tels qu’Orange Orange et Navet Confit en train d’être divertissant lors du lancement de l’album « Les Machines à Danser », un album hommage à la Compagnie Créole, de l’autre, je devais prendre LALIG en photo, cette ligue d’improvisation qui est si près de mon coeur (en fait, elle s’y trouve!)
Bref, voilà les résultats, je suis bien content d’avoir de mes photos et vidéos sur un site web aussi populaire!
J’aime l’improvisation – LALIG <— Article de Vanessa Cournoyer et PHOTOS (allez, cliquez sur le lien!) de Joseph Elfassi
J’ai récemment fait une séance photo à la Marilyn Monroe, suite à la demande d’une amie qui aime bien poser pour la caméra! Je suis bien content du résultat. Plutôt classique, comme look!
J’ai eu la chance de travailler avec Mathieu Waddell lorsque je prenais des photos pour Tabaga, tandis que Mathieu et Julien Robert filmaient un important tournoi de poker.
Je suis, il faut le dire, extrêmement jaloux admiratif du travail de ces deux jeunes hommes. Toutes leurs productions sont techniquement irréprochables et assez originales. Leur progrès professionnel est enviable. Bref, ils donnent du fil à retordre à la compétition.
Demain, à 11h10, je prends l’avion pour Montréal, après deux mois et demi d’absence. Mais Montréal, c’est quoi, au juste?
Eh bien, selon Mathieu Waddell, Montréal c’est ça:
J’aime faire des top 5. Cela fait un mois que je n’ai rien ajouté sur ce blog, alors me revoilà, à deux jours de mon retour montréalais, et je me sens quelque peu nostalgique. Je vais vous partager, donc, les 5 moments les plus intenses de mon voyage en France. Ce n’est pas en ordre chronologique.
5. Les musées c’est vraiment cool.
J’ai commencé à faire le touriste cette semaine puisque mon amie et collaboratrice régulière Tess Annett est venue me rendre visite à Paris. Ensemble, nous avons visité la Tour Eiffel, la Cathédrale Notre Dame, les Champs Élysée, le Louvre et le Musée d’Orsay. Présentement, il y a une terrible et magnifique exposition au musée d’Orsay qui s’intitule « Crime et Châtiment » et qui se concentre sur les meurtres, les décapitations, les jugements et les criminels dans l’art à travers les siècles. Fascinant et terrifiant. Bref, je regarde l’expo, je contemple une guillotine (une vraie!) à coté d’un portrait très sombre de Satan, et quand je me retourne, qu’est-ce que je vois?
La Mort de Marat! Je ne m’y attendais pas. J’ai regardé l’œuvre, que j’ai vu des centaines de fois dans des livres, sur Internet, et là, finalement, la voilà devant moi. Des frissons me parcourent le corps entier, je contemple l’image et je continue d’admirer l’exposition « Crime et Châtiment » que je propose à tout Parisien qui a un peu de temps libre.
4. Alors on danse.
Estelle, ma première collègue lors du Forum de la Jeunesse, me fait découvrir cette chanson de Stromae dans le sous-sol de La Directrice. J’admire l’esthétisme du clip, en me demandant ce que je peux reproduire, et j’aime bien la chanson. C’est cette chanson sur laquelle je danserai avec le groupe de breakdancers québécois à de nombreuses reprises. C’est la chanson non-officielle du Forum de la Jeunesse. C’est cette chanson qui, un soir d’ébriété amusante avec les amis de mon cousin Vincent, va donner vie à un club miteux en Mayenne. C’est cette chanson qui me fait danser et qui, quand je l’écouterai dans quelques jours, me fera probablement pleurer.
3. Leurs yeux brillaient, à ces enfants-là.
Fluke, le graffeur montréalais, a donné des ateliers de graffiti avant la semaine du Forum de la Jeunesse, comme les breakdancers ont donné des ateliers de danse. Le premier jour des ateliers, Fluke arrive à charmer les enfants avec son humour et son charisme. Il leur demande de poser devant sa caméra, qui tranquillement sera remplacée par mon appareil photo, pour qu’ils puissent éventuellement peindre sur leurs portraits qu’on imprimera. Ce sont des jeunes de Tonnerre, en Bourgogne, qui passent du temps au Centre Social, et qui sont, visiblement, pas nécessairement des enfants gâtés.
Tandis que Fluke parle à une journaliste charmée par le beau personnage, je dirige un peu les enfants, et les fais poser devant ma lentille. Le soleil, pas agressif, est au rendez-vous, les enfants ont une lueur de bonheur dans les yeux et je clique, je prends des photos. Je considère que ce sont les meilleurs portraits que je n’ai jamais pris. J’en suis particulièrement fier. (plus de photos à venir sous peu)
2. Pleurer.
Les breakdancers ont été, sans conteste, les superstars de Tonnerre. À la gare, enfants et parents les serrent dans leurs bras, pleurent avec eux, leur disent au revoir, prennent quelques dernières photos. Les danseurs embarquent sur le train, au son encourageant des applaudissements d’une communauté trop heureuse de les avoir rencontré. Le train s’éloigne, parents et enfants se dispersent, le quai se vide, à l’exception de trois personnes.
Assis sur un banc, Gabriel, Estelle et moi pleurons. Gabriel, mesurant un peu plus de six pieds, le responsable et le médiateur de notre trio médiatique, est au milieu, et il nous serre dans ses bras, Estelle à sa droite, moi à sa gauche. Ce sont des larmes paradoxales, compliquées: nous sommes triste de les voir partir, ces danseurs ont réellement mis du piquant dans notre vie, certains rapports se sont créés. Mais aussi, il y a cette frustration: savoir que nous avons travaillé, du matin jusqu’au soir, de 8h à 22h, chaque jour, pendant soit trois semaines, soit un mois, soit un mois et demi dans mon cas, à la préparation du Forum, à l’arrivée des artistes, mais qu’à notre départ, il n’y aura pas cette émotion chargée, c’en est presque blessant. Tandis que les danseurs quittent comme des vedettes hollywoodiennes, nous allons partir en silence. Mais d’abord, nous pleurons l’un dans l’autre, dans une gare vide de Tonnerre, et c’est un des plus beaux moments de ma vie.
1. Stealing kisses in a small french village
Je suis à Cruzy le Chatel en Bourgogne, population 250, pour une soirée de musique celtique. Elise, voulant me divertir un peu et me faire sortir de Tonnerre, m’invite dans son patelin. Je suis au bar. Je vide bouteille de Heineken sur bouteille de Heineken. La salle, acceuillant cent personnes, est occupée par quasiment la moitié du village. Un après un, les hommes viennent me voir, me posent des questions sur mon accent, sur mon stage, sur les raisons de ma présence à Cruzy le Chatel. Un homme, sosie de Sylvester Stallone, se moque un peu de mon accent, même.
Sa fille s’en excuse. Sa fille, c’est une jolie étudiante qui veut plus tard travailler à la réhabilitation des prisonniers. Elle est au bar et me sert quelques bières. Nous parlons, nous rions. Ensemble, nous dansons, très mal, sur une danse en ligne celtique. La musique est forte. Je lui montre comment utiliser les portes des toilettes. Elle m’invite à fumer dehors. Je la rejoins, mais je ne fume pas, et on parle, sur des escaliers devant la porte du magazin général du village, dont la vitre nous montre le reflet de la lumière qui émane de la salle des spectacles.
Nous embarquons dans la voiture de son meilleur ami, chez qui nous allons pour poursuivre les festivités. Son ami quitte un instant.
- On est tous seuls dans la voiture.
- Oui.
- On devrait s’embrasser.
- D’accord.
Premier baiser avec cette fille.
Son ami, ensuite, conduit vite. Lorsque je sors je regarde vers le ciel et je vois les étoiles. À trois reprises, ce soir, j’embrasserai cette fille en cachette, comme deux adolescents qui ne veulent pas être surpris pendant l’acte attendrissant. C’est une fille que je reverrai, à deux ou trois reprises. avec qui je parlerai pendant deux heures sur skype, et qui, tristement, disparaîtra graduellement de ma vie française, pour des raisons de santé et d’études. Elle me manque. J’espère, profondément et sincèrement, la revoir à Montréal.
HORS CATÉGORIE
Malgré que ce soit moins ponctuel, il me faut exprimer ma gratitude envers ces membres de ma famille et ces amis qui m’ont nourri, qui m’ont hébergé, qui m’ont occeuilli, qui m’ont aimé, qui m’ont fait sentir comme si j’étais chez moi, que ce soit à Tonnerre, en Mayennes, à Penryn ou à Londres en Angleterre, ou bien, plus souvent qu’autre chose, à Paris, ces gens m’ont fait sentir comme si j’étais chez moi. Tandis que je suis ravi de retrouver ma famille et mes amis à Montréal, c’est avec une pointe de tristesse et de nostalgie que j’aborde mes derniers moments avec ces gens. Ces gens, au final, que j’aime.
Dans la frénésie du web 2.0 (ou bien est-ce qu’on est rendu au web 3.0?), il est de mise pour les blogueurs et autres demandeurs d’attention de révéler absolument toutes leurs activités. Une pré-rencontre pour un projet vague qui marquera peut-être trois personnes mérite mention, statut facebook et tweet. J’avouerai donc, chers amis, qu’en tant que blogueur, là-dessus, j’ai erré pendant le mois passé.
J’ai passé un mois à Tonnerre, en Bourgogne, en France, dans le cadre d’un stage. Initialement, j’étais supposé être journaliste, mais en réalité j’étais tout sauf ça: promoteur, organisateur, photographe, vidéaste, distributeur de pamphlet, concierge – bref, j’ai été un petit stagiaire surexploité en France, mais je vous avouerai que je me sens aujourd’hui plus débrouillard, indépendant et fonceur, malgré les quelques aspects négatifs de mon stage.
Pour celui-ci, j’ai écrit trois articles qui se retrouvent sur le site web de pieuvre.ca.
Et puis la charmante Mélodie Nelson m’a même interviewé pour l’occasion! Avertissement: le contenu de l’entrevue est très Nelsonien. Pour lecteurs avertis.
Voilà, même si j’ai quitté Tonnerre, mon stage continue: je suis à Paris, chez mon oncle, et je trie les milliers de photos que j’ai prises avant de m’attaquer à la tâche monumentale qu’est le montage de la vidéo finale du Forum de la Jeunesse. Ce sera tout un travail.
Bref, si vous êtes sur Paris, n’hésitez pas, contactez-moi!